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Objet d’une légende transmise jadis le soir à la veillée, le Fossé du Grand Géant se révèle être un ouvrage important. S’il est comblé dans les champs, quelques vestiges sont encore visibles dans les bois des environs d’Henrichemont.

L’aspect technique « Comment ce fossé a-t-il été creusé ? » permet de lier le chantier à la création du village de Boisbelle. Il est probablement le premier jalon conduisant à la naissance de La Principauté de Boisbelle.

Derrière une simple légende, ce « Fossé du Grand Géant » prend alors un rôle primordial  pour l’Histoire de la Principauté Souveraine de Boisbelle.

Maquette réalisée par Charles Nadvornik

C’est en 1836 que le « Fossé du Grand Géant » est signalé pour la première fois par l’historien LABOUVRIE :

On voit à Ivoy-le-Pré et dans cinq communes qui composent le canton de La Chapelle d’Angillon un grand fossé que les habitants du pays appellent le fossé du Grand Géant.

En 1841, dans un document accompagnant les travaux de relevé de la future carte d’État-Major, une description plus complète du tracé est présentée ainsi que la légende :

Dans ces contrées, il est une tradition qu’un Grand Géant s’arrêta dans ce pays pour y construire une ville. Les populations voisines se réunirent et repoussèrent cette colonie naissante. Le Géant renonça à son entreprise, saisit ses outils et les lança de toutes ses forces, disant à ses compagnons : « Éloignons-nous de ces lieux inhospitaliers ; les Dieux dont je suis l’interprète veulent que nous allions bâtir notre Ville là où mes outils sont tombés ». On les retrouva sur l’éminence qu’occupe Bourges. Alors, il se proposa de rendre l’Yèvre navigable, et pour ce faire, il voulut joindre au Colin le ruisseau du Vernon. A cet effet, il aurait tracé le fossé du Grand Géant.

Par la suite, la légende se retrouve sous diverses formes avec, parfois, un coté romanesque comme par exemple la version d’Aymé Cécyl en 1865 :

La crédulité populaire attribue ce travail hydraulique à un puissant enchanteur qui l’exécuta pour plaire à une jeune souveraine de Bois-Belle dont il espérait conquérir le cœur.

Bien que comblé en grande partie, c’est à partir de nombreux documents, de photos aériennes et d’investigations sur le terrain à la recherche des vestiges, qu’il a été possible de reconstituer le tracé de cet ouvrage.

Cette publication présente un résumé de l’étude complète publiée dans l’ouvrage Le Grand Géant de Boisbelle de Charles Nadvornik, et dans les gazettes Boisbelle éditées par l’Association des Amis de la Principauté Souveraine de Boisbelle-Henrichemont.